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En entrant dans le vestibule, on
est en présence du propriétaire de la concession. Il encense
deux rangs de vingt statues qui sont celles de personnages
royaux divinisés. La scène est très abimée mais bien connue
par les relevés de Lepsius. Les deux sections de rois-dieux
sont commandées respectivement par Aménophis Ier et sa mère
Ahmès-Nefertari, dont il subsiste l’effigie peinte en noir.
Dans la salle funéraire, sur la paroi sud, un prêtre portant
le masque d’Anubis s’affaire sur la momie de Inerkha. Il lui
présente sous les narines son cœur, un des éléments vitaux
du corps, l’invitant magiquement à réintégrer son enveloppe
charnelle. Un autre tableau reproduit plusieurs plans
d’édifices qui sont les quatre premières régions du monde
souterrain (Douat).
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Une des énergies vitales (Ba) d'Inerkha |
Les quatre chacals Sab,
haleurs de la barque
solaire |
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Ailleurs, un chat imaginaire aux oreilles de
lièvre, le « Grand chat de Ra », neutralise le serpent Apophis en lui entaillant la tête avec un couteau. Sur la
paroi nord, on retrouve un autre serpent, bénéfique cette
fois puisqu’il s’agit de Sata, ophidien qui « meurt et
renaît chaque jour ». Derrière lui, apparaissent 4 chacals
noirs qui forment un rang serré, maintenus unis par une
écharpe rouge glissée autour de leur cou. Les textes nomment
ces canidés les « Sab ». Leur fonction dans la Douat (haler
la barque du soleil) est indiquée juste au dessus du tableau
: « Salut à vous, Ô quatre Sab qui tirez la barque
solaire… ». Plus loin
apparaît l’oiseau Benou, « le Ba de Ra », une grue, qui
symbolise plusieurs divinités (Atoum, Ra et Osiris)
auxquelles le défunt souhaite s’identifier. Un autre tableau
dévoile un oiseau à tête humaine perché sur le toit de la
tombe, le Ba. Il s’agit d’un être subtil et distinct du
corps du défunt, qui est honoré par Inerkha lui-même. Cet
apparent dédoublement est rendu intelligible par le texte
d’accompagnement, le défunt souhaitant qu’une partie de son
être intérieur puisse, après s’être transformé en oiseau,
s’envoler librement du tombeau et y revenir (« entrer et
sortir » de la formule funéraire). Dans un angle on aperçoit
Inerkha avec la barbe des vivants. Il sort de la tombe qui
se trouve derrière lui, sous les rayons blancs du soleil
levant.
Copyright Luc Watrin 2008
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