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Cette tombe prévue pour Nou, chef
des artisans dans Iset-Maat, a été usurpée par Nakhtmin,
serviteur du même lieu. Elle serait contemporaine de la fin
de la XVIIIe dynastie. Elle présente l’avantage de conserver
sa cour et sa chapelle couronnée d’une petite pyramide en
briques. Cet élément funéraire royal de l’Ancien et du Moyen
Empire se retrouve ici détourné par les habitants de Deir
el-Medineh. La base de la pyramide montre un logement
scutiforme (en forme d’écusson) qui primitivement
accueillait une stèle du défunt adorant le soleil,
aujourd’hui conservée au musée de Turin. Le puits funéraire
se situe au-delà de la cour, sur le parvis. A l’intérieur de
la chapelle, le mur du fond (à l’ouest) conserve diverses
scènes d’offrandes sous deux images de canidés noirs,
gardiens des lieux. Sur le mur de droite, le couple de
défunt se présentait initialement devant Osiris (peinture
aujourd’hui disparue…). Sur le mur de gauche, la décoration
est inachevée, seuls les contours des personnages ont été
tracés en blanc.
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