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Tombe d'Ouserhet (TT51)


 

Ouserhet dit aussi Neferhabef était Premier Prophète du Ka royal de Thoutmosis Ier au début de l’époque ramesside. A ce titre, il est naturel d’avoir représenté la procession de la statue du roi Thoutmosis Ier sur un traîneau (on remarque que les chairs sont peintes en noir). Plus loin, deux triades de divinités faucon et canine se frappent la poitrine au moment de l’apparition de l’emblème de la déesse de l’Occident (Amentit) fiché devant une butte rougeâtre. Les trois canidés représentent les âmes des rois-ancêtres de la cité sainte de Nekhen (Hiérakonpolis) et les trois faucons celles de Pe (Bouto). En se frappant la poitrine ces « âmes des rois des temps protodynastiques » célèbrent la régénération du défunt arrivant à la montagne de l’ouest. La « dame de l’Ouest » est figurée devant la chapelle de l’Occident sous forme d’une femme aux bras ailés le signe de l’ouest ceint dans les cheveux. Sur le mur sud (à droite au fond), la famille propriétaire de la concession funéraire reçoit des offrandes alimentaires d’une autre divinité féminine qui porte un arbre sur la tête : il s’agit de la « dame du Sycomore ». Dans les deux cas, ces épithètes sont ceux habituellement portés par la déesse Hathor qui se manifeste ici subtilement sous ces deux avatars témoignant de son caractère universel. Entre la déesse du Sycomore et Ouserhet et sa famille figure une pièce d’eau en forme de T sur laquelle sont placés deux oiseaux à têtes humaines (les âmes itinérantes de Ouserhet et son épouse) qui boivent l’eau de vie recueillie dans leurs mains. On retrouve ces « âmes » dissimulées dans le feuillage de l’arbre au dessus de la tête de la première dame assise derrière Ouserhet. Sur un autre tableau, des pleureuses aux larmes abondantes se couvrent la tête de poussière et serrent convulsivement leur chevelure, ce qui leur confère une étonnante puissance d’expression. Une scène de pesée du cœur (siège de la conscience pour les Egyptiens) est peinte sur un mur, mais l’emplacement prévu pour la statuette de la déesse Maât qui doit contrebalancer le plateau contenant le cœur de Ouserhet est ici occupé par la statuette d’un personnage masculin tenant apparemment un bouquet. Maât ceinte d’une plume d’autruche sur la tête (ce qui permet son identification) est cependant physiquement présente derrière le plateau portant la statuette masculine, ce qui permet d’interpréter la figurine comme un poids-substitut de la divinité.

 

Prêtre et pleureuses

Détail du manteau de prêtre en peau de félin

 

Copyright Luc Watrin 2008

 

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Avatars des âmes de la cité de Nekhen

 

 

Maât et la pesée du cœur, siège de la conscience

 

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