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Ouserhet dit aussi Neferhabef
était Premier Prophète du Ka royal de Thoutmosis Ier au
début de l’époque ramesside. A ce titre, il est naturel
d’avoir représenté la procession de la statue du roi
Thoutmosis Ier sur un traîneau (on remarque que les chairs
sont peintes en noir). Plus loin, deux triades de divinités
faucon et canine se frappent la poitrine au moment de
l’apparition de l’emblème de la déesse de l’Occident (Amentit)
fiché devant une butte rougeâtre. Les trois canidés
représentent les âmes des rois-ancêtres de la cité sainte de
Nekhen (Hiérakonpolis) et les trois faucons celles de Pe (Bouto).
En se frappant la poitrine ces « âmes des rois des temps
protodynastiques » célèbrent la régénération du défunt
arrivant à la montagne de l’ouest. La « dame de l’Ouest » est figurée devant la
chapelle de l’Occident sous forme d’une femme aux bras ailés
le signe de l’ouest ceint dans les cheveux. Sur le mur sud
(à droite au fond), la famille propriétaire de la concession
funéraire reçoit des offrandes alimentaires d’une autre
divinité féminine qui porte un arbre sur la tête : il s’agit
de la « dame du Sycomore ». Dans les deux cas, ces épithètes
sont ceux habituellement portés par la déesse Hathor qui se
manifeste ici subtilement sous ces deux avatars témoignant
de son caractère universel. Entre la déesse du Sycomore et Ouserhet et sa famille figure une pièce d’eau en forme de T
sur laquelle sont placés deux oiseaux à têtes humaines (les
âmes itinérantes de Ouserhet et son épouse) qui boivent
l’eau de vie recueillie dans leurs mains. On retrouve ces «
âmes » dissimulées dans le feuillage de l’arbre au dessus de
la tête de la première dame assise derrière Ouserhet. Sur un
autre tableau, des pleureuses aux larmes abondantes se
couvrent la tête de poussière et serrent convulsivement leur
chevelure, ce qui leur confère une étonnante puissance
d’expression. Une scène de pesée du cœur (siège de la
conscience pour les Egyptiens) est peinte sur un mur, mais
l’emplacement prévu pour la statuette de la déesse Maât qui
doit contrebalancer le plateau contenant le cœur de Ouserhet
est ici occupé par la statuette d’un personnage masculin
tenant apparemment un bouquet. Maât ceinte d’une plume
d’autruche sur la tête (ce qui permet son identification)
est cependant physiquement présente derrière le plateau
portant la statuette masculine, ce qui permet d’interpréter
la figurine comme un poids-substitut de la divinité.
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