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La dernière demeure de Roy se situe juste au-dessus d’une
tombe de la XIe dynastie, celle du guerrier Iker,
découverte en février 2008 par une mission espagnole. Roy
vécut au tournant des XVIIIe et XIXe
dynasties. Il était scribe royal et intendant des temples
d’Amon et de Horemheb. Sa tombe de plan sub-rectangulaire ne
comprend qu’une seule chambre de petites dimensions mais son
décor est l’un des plus soignés de la vallée thébaine. Une
prière à Osiris ainsi que le nom et les titres de Roy sont
consignés sur la bande médiane du plafond. A droite de
l’entrée s’ouvrait le puits funéraire, aujourd’hui comblé,
et au fond du tombeau se dresse une stèle en pierre placée
dans une niche figurant la barque de Ra et la formule « Adorer
Ra quand il se lève à l’horizon oriental du ciel ». De
part et d’autre de cette niche figuraient autrefois les
images du roi Horemheb et son épouse Mout-Nedjemet faisant
offrande à Osiris (à gauche) et celle du roi Aménophis Ier
et Ahmès-Néfertari offrant des bouquets floraux et des
sistres à Anubis (à droite). Ces détails sont connus par les
relevés de Hay effectués au début du XIXe siècle
de notre ère.
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Les personnages de la paroi gauche (mur sud-ouest) sont
tournés vers le fond de la tombe (ouest géographique). Deux
séries de scènes surmontées chacune de l’hiéroglyphe du ciel
animent cette paroi. Le registre inférieur est occupé par
des scènes de funérailles. La momie est placée dans une
barque-traineau tirée par des bovins et des serviteurs
transportent sur un pavois un coffret surmonté du dieu
Anubis ; le cortège se dirige ensuite vers la concession
funéraire marquée par une chapelle rectangulaire peinte en
blanc surmontée d’un pyramidion. La tombe est adossée à la
montagne et précédée d’une grande stèle peinte en blanc
montrant Roy en adoration devant Osiris. Au registre
supérieur, le couple de défunt se présente aux différents
dieux placés dans des chapelles. Ils honorent Néfertoum
(identifiable par la fleur de nénuphar ouverte placée sur sa
tête) et Maât, puis Ra-Horakhty et Hathor avant de se
présenter devant la Grande Ennéade d’Héliopolis. Bien que
les peintures soient ensuite dégradées, on distingue les
vestiges d’une scène de pesée du cœur avec une
particularité : la présence de deux statuettes de la déesse
Maât dans un plateau (une pour chaque cœur), avant la
présentation à « Ounnefer" (autre nom d’Osiris).
Les personnages de la paroi de droite (mur nord-est), à
l’exception des prêtres, regardent vers la sortie (est
géographique) et sont surmontées par un grand hiéroglyphe du
ciel. Des prêtres présentent des offrandes à Roy et son
épouse mais aussi à d’autres membres de sa famille. Derrière
le prêtre officiant devant Roy et son épouse Nebet-Taouy
(qui était chanteuse d’Amon), on identifie les instruments
de culte du religieux : deux coffres, un vase, un encensoir
et une peau de félin. Un autre tableau montre un pontife qui
soulève devant Roy et son épouse un couvre-plat en
feuillage, en forme de ruche, destiné à garder les offrandes
au frais. Plusieurs de ces singuliers couvre-plats en
feuillage sont déposés devant les deux autres couples placés
derrière Roy. Au dessus du couple supérieur, le nom d’Ahmès-Nefertari
(reine divinisée) apparait dans le texte d’un cartouche. En
sortant de la tombe, sur le revers du montant sud de la
porte, on découvre une scène unique dans la vallée
thébaine : celle de deux charrues qui se croisent.
Copyright Luc Watrin 2008
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