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L ’Afrique,
la désertification et l’archéologie
Le 8 octobre à 18 h 30 au musée ARCHÉA
de Louvres
Du désert à la savane arbustive, les régions
sahélo-sahariennes composent une mosaïque d’écosystèmes qui
sont autant d’observatoires précieux pour l’étude des
changements climatiques intervenus depuis la fin de la
Préhistoire et de leurs conséquences sur les communautés
humaines, la faune et la flore.
Entre 9000 et 4000 av. J.-C., la désertification du Sahara a
conduit les sociétés à adopter des mécanismes d’adaptation
tout à fait originaux. Cette relation ancienne des hommes à
leur environnement éclaire un débat d’actualité.
Emmanuelle Honoré, doctorante à l’Université de
Paris-I/Panthéon-Sorbonne, travaille sur les grottes ornées
du Gilf el-Kebir dans le Sahara égyptien, aux confins de la
Libye et du Soudan.
Maître de conférences au Département d’art et
d’archéologie africains de l’Université de
Paris-I/Panthéon-Sorbonne et spécialiste de l’art rupestre,
Manuel Gutierrez a étudié les tumulus de la nécropole de
Kapanda en Angola. Il travaille aujourd’hui sur l’histoire
du peuplement de l’île de La Réunion.
L’archéologie en Afrique, un patrimoine en
danger
Le 5 novembre à 18 h 30 au musée
ARCHÉA de Louvres
En 2007, alarmés devant le trafic exponentiel des antiquités
africaines, les archéologues des pays d’Afrique de l’Ouest
lançaient l’Appel de Nouakchott. Les lois de protection du
patrimoine dont se sont dotés ces pays ne sont pas
appliquées, faute d’agents compétents, de moyens suffisants
et de volonté politique. Leurs sites archéologiques font
l’objet d’un pillage massif qui alimente le trafic des
antiquités. Leur destruction dépossède les pays concernés de
leur richesse et de leur mémoire. Après une présentation
rapide d’expériences sur les terrains africains (la fouille
de sites contenant des objets convoités par les sociétés du
Nord) et parisiens (le marché de l’art), la discussion
pourrait s’engager sur les auto-justifications et les
responsabilités respectives de chaque extrémité de la
chaîne.
Redouté des galeristes et des commissaires priseurs, Jean
Polet, professeur émérite d’Archéologie africaine à
l’Université de Paris-I/Panthéon-Sorbonne et spécialiste de
la culture Nok (Côte-d’Ivoire), est aussi un expert dans la
traque des objets volés : sur ses instances, le président
Jacques Chirac a restitué au Mali la statuette d’un bélier
provenant du site de Thial (région de Tenenkou), découvert
en 1991.
Chloé Capelle prépare sous sa direction un doctorat sur
l’archéologie saharienne en Algérie et au Maroc.
Archéologie en pays dogon
(Mali)
Le 3 décembre à 18 h 30 au musée
ARCHÉA de Louvres
Comparée au « berceau de l’humanité » censé se trouver en
Afrique de l’Est ou du Sud, l’Afrique de l’Ouest a la
réputation d’être dépourvue de préhistoire ancienne. Des
indices suggèrent pourtant depuis longtemps que cette partie
du continent est peuplée depuis 500 000 ans. Inscrit sur la
liste du patrimoine mondial par l’UNESCO en 1989, le pays
dogon est une région rocheuse d’accès difficile. Sur le
plateau de Bandiagara, le long de la vallée du Yamé, le
gisement d’Ounjougou est constitué d’un ensemble de sites de
tailles et de natures diverses. L’épaisseur de ses archives
sédimentaires permet d’accéder à une série d’occupations
continues du Paléolithique ancien à nos jours, ainsi qu’à
une documentation botanique exceptionnelle permettant
d’étudier l’histoire des paysages. Le programme de recherche
international et interdisciplinaire « Peuplement humain et
évolution paléoclimatique en Afrique de l’Ouest » y a débuté
en 1997.
Sylvain Soriano, chercheur au CNRS, travaille sur les
industries lithiques du Paléolithique moyen, représenté à
Ounjougou par une trentaine de niveaux archéologiques datés
entre 80 000 et 20 000 ans. Il estime la diversité et la
fréquence des changements dans les techniques de taille
incompatibles avec l’hypothèse d’une évolution strictement
locale, et l’explique par des mouvements de population.
Caroline Rubion, elle aussi chercheur au CNRS, s’est
attachée à retracer l’histoire des forgerons et de la
sidérurgie en pays dogon entre le XIIe siècle et les débuts
de la colonisation, en croisant plusieurs approches : étude
des sources écrites, enquêtes sur les traditions orales,
prospections et fouilles archéologiques, observations et
analyses paléométallurgiques.
Un
partenariat entre le Conseil général du Val-d’Oise, Service
départemental d’archéologie 01 34 64 21 20 / www.valdoise.fr
Et
la Communauté de communes Roissy-Porte de France
01
34 31 30 31/ www.archea-roissyportedefrance.fr
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