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Illustré de nombreuses photographies, cet ouvrage de
Jean-Loïc Le Quellec, Pauline et Philippe de Flers
dévoile l'art rupestre du Sahara égyptien. Les auteurs, au
travers de nouvelles mythologies, ouvrent de nouvelles
perspectives dans la compréhension des relations entre la
vallée nilotique et cette luxuriante savane qui, au
néolithique, s'étendait de l’Atlantique à l'Égypte, ce
Sahara fertile.
Dès 13000 avant Jésus-Christ, l’ère
climatique de l’Holocène s’installe et apporte dans le
Sahara égyptien l’humidité suffisante au développement de
sociétés de chasseurs-cueilleurs, puis de pasteurs. Le livre
regroupe les représentations connues du Gilf el Kebir (Le
Grand Plateau) et du Gebel Uweinat, aux confins des
frontières égypto-libyenne et égypto-soudanaise. Les trois
auteurs présentent pour la première fois les peintures de
Wadi Sora II, découvertes en 2003 par une équipe italienne
menée par Massimo Foggini et Ahmed Mestekawi.
M. Le Quellec propose une filiation
entre les mythologies néolithiques représentées à Wadi Sora
II (les nageurs et la « bête sans tête ») et le Livre des
Morts du Nouvel Empire égyptien. L’auteur détecte des
analogies entre ces deux types de
représentations de l’au-delà. Il infère de cette filiation
une migration des populations sahariennes vers la Vallée du
Nil, thèse avancée dès 1986 par Fekhri Hassan. Ces
populations auraient emporté avec elles leur univers mental,
contribuant ainsi à la formation de la religion égyptienne
d’époque historique.
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