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Circuit 14 jours. 100% Pyramides.
Richesses cachées de l’Égypte, du
Caire au Fayoum
14 mars
– 27 mars 2012
COMPLET
Coût : 2195 euros
(supplément chambre individuelle 210 euros).
Télécharger le bon d'inscription
En participant au voyage, vous contribuez à soutenir les
activités de recherche et de publication du GREPAL.
Voyage culturel organisé par M. Luc Watrin, égyptologue,
chercheur associé au CNRS (UMR 7041), président du GREPAL
(Groupe de Recherche Européen Pour l’Archéologie au Levant).
L’Égypte en cet automne se cherche un avenir. Après les
soubresauts révolutionnaires du printemps, le GREPAL
ré-ouvre les itinéraires loin des chemins battus qu’il a
l’habitude d’organiser plusieurs fois par an pour de petits
groupes de passionnés d’archéologie. La collaboration avec
le Service des antiquités d’Egypte se poursuit et permet
toujours d’accéder aux sites fermés au tourisme de masse.
Accompagnant les changements attendus par la société
égyptienne, notre réseau local de professionnels nous fait
parvenir en temps réel des informations précises qui nous
permettent d’adapter les itinéraires afin de voyager en
toute quiétude et dans de bonnes conditions de confort. Nous
vous proposons de découvrir ou re-découvrir en profondeur la
région de Giza et du Fayoum où se concentrent les pyramides
de l’Ancien et du Moyen Empire. A l’addition de la
quasi-totalité des pyramides d’Egypte, vous aurez le plaisir
d’accéder à une zone sauvage au nord du lac Qaroun, que nous
découvrirons lors de deux journées en véhicules tous
terrains. Ce désert du Fayoum concentre des sites
archéologiques de toutes périodes et des sites miniers
spectaculaires d’où provenait par exemple le basalte des
dallages de Khéops. Il abrite aussi des merveilles
naturelles à couper le souffle comme la forêt pétrifiée du
Djebel Qatrani et les grands fossiles paléontologiques de la
vallée des baleines. Le concept de « culture et aventure »
qui est l’estampille de nos voyages trouve dans ce circuit
inédit sa pleine expression.
Jour 1 :
Départ de Paris pour le Caire par vol régulier.
Arrivée au
Caire et transfert dans un hôtel 5 étoiles de Giza. Sous
réserve de conditions, logement à l'hôtel Mena House Oberoi (5 étoiles
luxe) à Giza, palace légendaire et historique aux jardins
luxuriants, construit pour l'impératrice Eugénie et situé
juste en face
des pyramides.
Pendant tout votre séjour au Caire (soit 8 nuits) vous
résiderez à Giza.
Jour 2 :
Suite à un petit-déjeuner face aux pyramides de Giza, cette
première journée sera entièrement consacrée à SAQQARA.
Nous débuterons notre visite par le Musée de Saqqara
qui préserve quantité de trésors archéologiques dont sans
doute les plus belles statues en bois de l’Ancien-Empire.
Saqqara est l’une des plus grandes nécropoles au monde où
sont enterrés de nombreux rois d’Egypte, leur cour et des
animaux sacrés. Nous suivrons une approche chronologique en
découvrant les plus anciens vestiges, la nécropole Ière
dynastie de Saqqara-nord. En ce lieu, qui est une zone
archéologique interdite au public, sont enterrés les
administrateurs de la Basse-Egypte ayant vécu sous les
premiers rois d’Egypte autour de 3000 avant J.-C. Les noms
de ces hauts fonctionnaires qui dépendaient de rois
installés en Haute-Egypte (Abydos/This) ont été retrouvés
sur des empreintes de sceaux. Les tombeaux sont matérialisés
par de grands « mastabas » en brique datant des Ière
et IIe dynasties. Le plus ancien est contemporain
du roi Aha. Certains sont très vastes (57 x 26 m.) comme
celui de Hemaka (N 3035), « chancelier du nord » sous
le roi Den. Découverte ensuite de la nécropole royale de
la IIème dynastie à Saqqara (vers 2800 avant J.-C.). Il
semble en effet que les trois premiers rois de cette
dynastie rompent avec la tradition d’inhumation en
Haute-Egypte à Abydos en se faisant enterrer à Saqqara. Les
superstructures de leurs monuments sont détruites mais les
infrastructures subsistent. L’un des accès s’effectue devant
le flanc nord de la pyramide du roi Ounas. Une descenderie
creusée dans le roc donne accès à une longue galerie qui
débouche sur des chambres disposées en dents de peigne. Ces
galeries souterraines qui se prolongent sous la partie
orientale de la grande cour du complexe de Djéser pourraient
être les soubassements de monuments funéraires construits
pour les trois premiers rois de la seconde dynastie :
Hetepsekhemoui, Nebra et Ninetjer. Le type de récipient
découvert dans ces galeries est distinctement Seconde
dynastie et les estampilles sur les bouchons de jarres
désignent ces trois souverains. Nous poursuivons notre
visite par la découverte des vestiges de la pyramide
inachevée du roi Sékhem-khet, l’un des premiers
souverains de la IIIe dynastie et très probable
fils du roi Neteri-khet/Djéser. Au nord apparaissent
jaillissant des sables les soubassements de la pyramide
royale avec un petit édifice au sud en forme de mastaba qui
contenait une chambre sépulcrale pour un très jeune prince.
L’archéologue qui fouilla la pyramide, Zakariya Goneim,
découvrit l’entrée du monument, puis la chambre sépulcrale
qui contenait un sarcophage royal en albâtre. Soigneusement
fermé celui-ci était vide ! Il mit cependant au jour
quelques éléments mobiliers en or, dont une très fine boite
à fard en forme de coquille Saint-Jacques (musée du Caire).
Découverte de la pièce majeure de Saqqara : le complexe
funéraire du roi Djéser, premier souverain de la IIIe
dynastie. L’Horus Neteri-khet (communément nommé Djéser) est
le successeur probable du roi Khasekhemoui enterré à Abydos,
dernier roi de la seconde dynastie. Comme ses prédécesseurs,
il est vraisemblable que Djéser ait initialement prévu de se
faire enterrer sur la terre de ses ancêtres à Abydos comme
le suggèrent des empreintes de sceaux à son nom découvertes
dans le grand mastaba en brique de Bêt-Khallaf près
d’Abydos. Plus tard un second projet architectural, plus
monumental, aurait été mis en chantier à Saqqara, élevé
cette fois-ci en pierre. Les infrastuctures de la pyramide
de Djéser livrèrent un caveau pillé mais les magasins
souterrains stockaient encore 40 000 vases en pierre, la
majorité en albâtre. Nous découvrirons en détail les
différents espaces architecturaux de ce complexe mortuaire
royal. Dans l’espace de jubilé royal (Heb-Sed), une
conférence vous dévoilera les dernières découvertes
archéologiques qui mettent en lumières les étapes de cette
cérémonie dont les plus anciennes attestations figurent sur
des étiquettes de jarres qui remontent à la Ière
dynastie. Possibilité de visiter les infrastructures de la
pyramide de Djéser fermées au public (en option).
Déjeuner sur le site de Saqqara.
Dans l’après-midi nous découvrirons deux pyramides de la Ve
dynastie. Tout d’abord la pyramide du roi Ouserkaf,
située à l’angle nord-est du mur d’enceinte de la pyramide à
degrés. Selon Manéthon, Ouserkaf était le premier roi de la
Ve dynastie. La pyramide dans son état actuel
ressemble à un tumulus de sable mais au sud des vestiges
saisissants parsèment le temple funéraire, notamment un
dallage en basalte de toute beauté. La plupart des
successeurs d’Ouserkaf se firent enterrer à Abou-Sir, mais
un autre roi de la Ve dynastie élève également sa
pyramide à Saqqara : Ounas. Nous débuterons la visite par le
temple bas de la pyramide du roi Ounas. Puis nous
remonterons la chaussée longue de 700 m., une voie dallée
large de 2,60 m., bordée de murs en calcaire ornés parfois
de fins bas-reliefs. L’un d’eux montre une scène de
transport de colonnes en granit liées sur des traineaux
chargées sur des chalands, colonnes palmiformes qui
s’élevaient dans les temples bas et haut de la pyramide du
roi. Possibilité de visiter l’intérieur de la pyramide d’Ounas
qui conserve la plus ancienne version des Textes des
Pyramides (en option). Nous découvrirons ensuite
plusieurs tombes rupestres de la Ve dynastie
situées au sud de la chaussée d’Ounas. L’hypogée d’Irouka-Ptah
se caractérise par dix effigies juxtaposées du défunt
creusées dans le roc, toutes stuquées et peintes ; ce « chef
de la voirie et des abattoirs » est représenté debout
tenant dans chaque main un rouleau. A l’ouest, s’ouvre l’hypogée
d’Akhti-hotep, contigu. Ce personnage, qui était une
sorte de guérisseur, porte le titre de « chef des prêtres
Ouab de Sekhmet ». Les murs sont assez dépouillés et ne
comportent aucune statue sculptée en haut relief comme dans
le précédent hypogée. Cependant des statues en bois grandeur
nature d’une rare élégance au nombre de dix unités ont été
retrouvées en 1940, toutes stockées dans une pièce fermée (serdab)
située au fond de la tombe. L’hypogée de Nefer-her-Ptah
est resté inachevé suite à la construction de la chaussée d’Ounas
mais conserve de beaux dessins tracés au trait représentant
des jardiniers et des chasseurs d’oiseaux.
Découverte ensuite de tombes maçonnées situés dans
l’environnement immédiat d’Ounas. Le mastaba de la
princesse Idout, une parente du roi Ounas évoque
en détail les activités de pêche et de chasse à
l’hippopotame. Une très belle scène évoque le pillage de
nids d’oiseaux effectué par de petits prédateurs (genette et
ichneumon). Sur le jambage ouest du passage entre la
première et la seconde chambre figure une statue de la
princesse Idout tirée sur un traineau devant lequel un homme
verse de l’eau pour faciliter son glissement. Visite ensuite
du mastaba du vizir Mehou (un fils d’Idout ?)
situé immédiatement à l’est du précédent. Des chasses au
filet de divers volatiles (canard, hérons, grues)
constituent le décor dominant. Nous terminerons la journée
par la visite du mastaba double de Khoum-hotep et
Ni-ankh-knoum qui se situe sur l’axe de la chaussée d’Ounas
le recoupant. L’un des notables était « prêtre du temple
solaire de Niouserrê » et l’autre « chef des
manucures du roi ». L’interrogation demeure sur les
rapports qu’entretenaient ces deux jeunes hommes (des
jumeaux ?) qui sont représentés à l’identique, debout, face
à face, se tenant par l’épaule et le bras. Les bas-reliefs
ont conservés leurs peintures et montre des scènes d’élevage
bovin d’une grande qualité artistique.
Dîner dans un restaurant de Giza et nuit à l'hôtel à Giza.
Jour 3 :
Journée consacrée entièrement au PLATEAU DE GIZA
(première visite). Son histoire anthropique débute à l’aune
du IVe millénaire comme le signale une station
préhistorique. Vers 3000 avant J.-C., un grand mastaba
princier en briques contemporain du roi Djet (Ière
dynastie) s’implante immédiatement au sud du plateau. C’est
sur ce bastion calcaire de la chaîne libyque circonscrit par
deux anciens wadis que plusieurs rois de la IVe
dynastie élèvent les tombeaux les plus monumentaux de toute
l’histoire de l’Egypte. L’histoire du plateau ne s’arrête
cependant pas à l’Ancien Empire : un temple dédié au sphinx
est construit au Nouvel Empire puis un culte à Isis en tant
que « Dame des pyramides » s’implante peu après l’an 1000
avant J.-C. Vous parcourrez à pied le plateau de Giza et
découvrirez ses monuments en prenant votre temps. Vous
découvrirez les GRANDES PYRAMIDES des rois Khéops et
Khéphren, monuments à destination funéraire qui
ont respectivement 230 m. et 215 m. de côté pour une hauteur
de 146 m. et 144 m. à l’origine. Vous pénétrerez à
l’intérieur de l’une de ces deux pyramides (en fonction des
ouvertures). Si celle de Khéops est ouverte, il est possible
de visiter les différentes chambres fermées au public, dont
la chambre de la reine (en option). Des tombeaux
privés sont construits autour de chaque pyramide et alignés
comme les maisons d’un tissu urbain parfaitement
géométrique. L’un de ces ensembles nommé le CIMETIERE
OCCIDENTAL révèle un maillage de mastabas appartenant à
de hauts fonctionnaires royaux de la IVe dynastie
qui sont peu ou pas décorés. Quelques mastabas plus tardifs
des Ve et VIe dynasties disposent par
contre de décors élaborées. C’est le cas du mastaba de
Iasen (G 2196), « chef des prêtres Ouab et prêtre du
service de Khéops », situé à proximité immédiate du
bureau du service des antiquités, qui comporte une statue en
haut relief ornant une alcôve et des bas-reliefs d’une belle
qualité. Un autre tombeau situé au cœur de ce cimetière
mérite aussi le détour, le mastaba de Kaemankh
(G 4561) qui était « inspecteur des fonctionnaires du
Trésor ». Sa tombe conserve d’élégantes scènes navales
dont une montre un transport de bovins. A l’ouest du
cimetière occidental se trouve un groupe de grands mastabas
appartenant à une famille de la Ve dynastie
chargée de l’entretien du culte de Khéops. Le mastaba d’Iyméry
(G 6020) est accessible. Les reliefs peints dévoilent
nombre d’activités artisanales (fondeurs d’or, charpentiers,
sculpteurs, bijoutiers). Nous visiterons ensuite la
pyramide Mykérinos, haute de 66 m. à l’origine pour une
base de 108 m. de côté. C’est dans le temple d’acceuil de
Mykérinos que Georges Reisner découvrit d’imposantes
effigies du roi dont deux statues monumentales en albâtre du
roi (Musée de Boston) ainsi qu’une statue du couple royal et
quatre triades en pierre verte représentant le roi en
compagnie d’Hathor et d’une divinité provinciale. A l’est de
la pyramide de Mykérinos, nous visiterons deux tombeaux
rupestres contemporains de ce roi, celui de Ioun-Min,
vizir et fils du roi Mykérinos et celui du « prêtre-lecteur »
Debehen. Nous redescenderons ensuite le plateau de Giza
vers le monument funéraire de la reine Khentikaous.
Il s’agit d’une étrange structure maçonnée en forme de
mastaba construite sur un promontoire rocheux qui date de la
fin de la IVe dynastie ou du début de la Ve
dynastie. Nous verrons ensuite le tombeau de la reine
Hotepheres, épouse du roi Snéfrou, premier roi de la IVe
dynastie, et mère de Khéops. Il s’agit d’une tombe
secondaire discrète, sans superstructure, accessible par un
puits vertical menant à une chambre funéraire. Cette tombe
royale présente la particularité d’avoir été retrouvée non
pillée. Le mobilier comprenait des pièces recouvertes d’or
comme la chaise à porteurs de la reine. On y découvrit aussi
les plus anciens vases canopes de l’histoire égyptienne.
Déjeuner sur le site de Giza.
Après déjeuner une visite du musée de la barque de Khéops
est possible (en option). Nous poursuivrons notre
première journée de découverte archéologique de Giza par la
visite du GRAND SPHINX. Il s’agit d’un grand lion
couché à tête humaine représentant sans doute le roi
Khéphren entièrement taillé dans un gros rocher. Au début du
Nouvel Empire, sous la XVIIIe dynastie, le sphinx
est réinterprété comme l’image du dieu solaire, « Horus-dans-l’horizon »
(Harmachis). A ce titre il reçut un culte, les dévôts
déposant une petite stèle à son effigie implorant sa
miséricorde dans un temple en brique bâti à cet effet au
nord du sphinx. A proximité du sphinx, s’élèvent deux
constructions de type mégalithique de la IVe
dynastie, le temple du Sphinx et le temple bas de
Khéphren. Dans ce dernier édifice, une favissa
a été aménagée dans le vestibule livrant à Mariette en 1860
tout un groupe de statues royales du roi Khéphren dont une,
en gneiss, représente le roi assis sur son trône protégé par
le dieu rapace Horus. Dans la salle principale du temple,
vous remarquerez à la base des piliers la présence de socles
correspondant à l’emplacement primitif de ces statues.
Dîner dans un restaurant de Giza et nuit à l'hôtel à Giza.
Jour 4 :
En matinée départ pour MEMPHIS (Mît-Rahineh). Situé
à 25 km. au sud du Caire, Memphis est le lieu où
s’élevait la capitale de l’Égypte à l’Ancien Empire. Cette
cité devint ensuite un grand arsenal militaire au Nouvel
Empire. Memphis se place sous la protection d’un dieu
créateur : Ptah, localement associé à Sekhmet et Néfertoum.
Le temple de Ptah, situé au nord-ouest du village de
Mit-Rahineh, est aujourd’hui réduit à un champ de décombres
d’où émergent quelques vestiges portant le cartouche de
Ramsès II. Le dieu semble y être adoré sous de nombreuses
formes : « Ptah-tatenen » ou encore « Ptah de Ramsès ». Plus
au sud, dans un espace aménagé par le SCA, se dressent un
grand sphinx en albâtre long de 8 m. et plusieurs colosses
en pierre de ce souverain de la XIXe dynastie
dont un long de 10,45 m. (13 m. à l’origine). Le personnage
qui se tient près de la jambe droite du colosse couché a été
identifié comme étant le prince Khaemouaset, grand prêtre de
Ptah à Memphis. Nous visiterons ensuite des espaces fermés
au public comme le temple d’Hathor d’Hetepet-Hem près
du village de Kôm el-Rabia. Ce temple étonnant,
dégagé partiellement par Abdoulla el-Sayed Mahmoud en 1970,
présente une succession de piliers hathoriques taillés dans
un calcaire fin et des scènes d’offrandes de Ramsès II aux
divinités memphites. Cet édifice pourrait faire partie d’un
ensemble de sanctuaires dédiés à 19 divinités (dont Hathor),
rapporté par les auteurs antiques. A proximité, nous
découvrirons le lieu d’embaumement des taureaux Apis,
incarnations du dieu Ptah. Cet espace cultuel est
matérialisé par des tables en albâtre de différentes
tailles, certaines monumentales (longue de 5,40 m.) et
flanquées par des lions. L’une d’entre elles porte le
cartouche du roi Nékao II (26e dynastie).
Déjeuner dans un restaurant de Giza.
Dans l’après-midi, seconde visite au PLATEAU DE GIZA.
Visite du plus important cimetière privé que les
archéologues ont nommé le CIMETIERE ORIENTAL. Ce
dernier abrite des mastabas de princes et de reines
fermés au public. Nous en visiterons plusieurs, dont le
plus majestueux d’entre-eux : le tombeau rupestre de la
reine Meresankh III (G 7530-40), petite fille de Khéops
et femme de Khéphren. La porte d’entrée franchie, une vaste
salle rectangulaire s’ouvre. Sur le mur sud, trois petites
niches abritent six statues de scribes sculptées dans la
roche. Une série de 10 autres statues lui répond sur le mur
nord représentant apparemment plusieurs fois la reine, sa
mère ainsi que ses sœurs. Deux piliers rythment la salle
principale sur lesquels apparaissent à très grande échelle
deux images de la reine qui se font face. Les différents bas
reliefs sont soigneusement incisés et peints conférant à
cette tombe un caractère tout à fait exceptionnel. Nous
découvrirons ensuite le tombeau de Khaefkhoufou I
(G 7140) qui était un fils de Khéops. Vous serez accueilli
par deux images du dieu canidé Anubis sculptées sur les
jambages de la porte d’entrée. Dans la première salle, au
sud, le prince (représenté partout à très grande échelle)
est conduit par sa mère qui est sans doute la reine
Henoutsen (nom manquant). Le prince porte une tunique ceinte
de l’emblème de la déesse bovidé Bat. Sur le mur nord il
apparait seul portant une autre tunique qui est une peau de
léopard. Derrière lui se trouvent deux hommes assis qui sont
ses fils Wet-Ka et Ioun-Ka et deux autres debouts qui sont
pour le premier un « prêtre de Ka » et pour le second
un « scribe des cités ». Dans la seconde chambre, sur
le mur est, le prince reçoit des jarres à huiles et de
lourds vêtements soutenus à chaque fois par deux serviteurs.
Avant d’accéder à la chambre funéraire, vous découvrirez le
prince et son épouse Nefret-Kaou portant une parure de cou
puis sur les montants de la porte à rouleau une procession
des domaines royaux de Khéops. Nous poursuivrons notre
visite par le mastaba de Seshemnefer IV, implanté à
l’angle sud-est de la pyramide de Khéops. Ce personnage,
« Gardien des secrets du roi » à la fin de la Ve
dynastie, dispose d’une chapelle très élaborée. Sa tombe
présente en façade un portique à deux colonnes flanquées de
deux statues du propriétaire et de deux petits obélisques,
rappel du culte solaire en vigueur à cette époque. La salle
principale du mastaba présente en son centre un bassin. Une
descenderie à l’ouest mène à la salle du sarcophage,
monumental et taillé dans le rocher. Découverte ensuite de
deux autres tombeaux rupestres de la VIe
dynastie. Le premier, le tombeau de Qar (G 7101) est
accessible par un escalier qui mène à une salle
rectangulaire. Elle est rythmée par trois piliers
sur lesquels figure l’un des titres de Qar, celui de « Chef
de tous les travaux du roi ». L’architrave coiffant les
piliers détaille les fonctions de Qar, un cumulard qui était
à la fois « Chef de la ville des pyramides de Khéops et
Mykérinos », « Inspecteur des prêtres pur de la
pyramide de Khéphren », et « Responsable de la
pyramide de Pépi Ier ». Le mur nord détaille
la cérémonie funéraire ; le sarcophage sur le navire est
celui de Qar. Au fond de la tombe (mur sud) une niche abrite
six statues en haut relief creusées dans le rocher
représentant Qar et sa famille. Immédiatement à l’est
s’ouvre le tombeau d’Idou (G 7102). Ce haut
fonctionnaire, comme le montrent ses tîtres, assure
sensiblement les mêmes responsabilités que Qar dont il est
parent. La paroi, percée de niches, abrite six statues en
haut relief d’Idou (5) et de son fils (1). Au centre du mur
ouest une stèle fausse-porte en haut relief est placée
devant une table d’offrande, le défunt s’intercalant
habilement entre ces deux éléments. Idou est représenté en
buste les mains tendues, paumes vers le sol. Il semble
littéralement « jaillir » du substrat rocheux, venant quérir
les offrandes qui lui confèreront la vie éternelle.
Dîner dans un restaurant de Giza et nuit à l'hôtel à Giza.
Jour 5 :
En matinée découverte de la dernière demeure du roi Didoufri
à ABOU–ROASH. La place de ce roi dans la IVe
dynastie a longtemps été énigmatique mais divers indices
comme les marques de carriers tracées à l’encre rouge au nom
de Didoufri inscrites sur des dalles de couverture du bassin
contenant la barque de Khéops à Giza le signalent comme un
fils de Khéops. Son règne s’intercale entre celui de Khéops
et de Khéphren. Il est donc le 3e pharaon de la
IVe dynastie. Sa pyramide se dresse sur un
promontoire rocheux à 8 km. au nord de Giza. Elle est du
même module que celle de Mykérinos (106 m. de côté) pour une
hauteur prévue autour de 65 m. mais elle est restée
inachevée avant de servir de carrière à partir de l’époque
romaine. L’accès direct aux infrastructures par une
descenderie nous permettra de mieux comprendre les procédés
de construction des pyramides.
Déjeuner dans un restaurant de Giza.
Dans l’après-midi nous nous dirigerons au sud vers les
pyramides d’ABOU-SIR. Ce site exceptionnel situé
entre Saqqara et Giza accueille quatre pyramides royales de
la Ve dynastie appartenant aux rois Sahourê,
Niouserrê, Neferirkarê et Neferefrê. Comme on peut le
remarquer le nom de ces souverains est composé avec celui du
dieu soleil Ra, indice du culte solaire qui s’affirme sous
cette dynastie que l’on peut considérer comme une dynastie
de rois-prêtres. Les investissements de ces rois dans leur
complexe mortuaire sont moins importants que par la dynastie
précédente (les pyramides ont une hauteur moyenne d’environ
50 m.). Les moyens semblent dispensés ailleurs notamment
dans la construction de nouveaux monuments qui sont des
temples solaires. Ces édifices solaires sont érigés à
proximité immédiate des pyramides d’Abu-Sir, au lieu dit
d’Abou-Ghorab. Ces ensembles funéraires et cultuels ont été
fouillés par le génial archéologue allemand Ludwig Borchardt
de la Deutsche Orient Gesellschaft dans les années
1902-1908. Nous découvrirons en détail les pyramides et
leurs annexes. Dans l’une d’elles furent retrouvées des
archives sur papyrus qui nous informent sur l’organisation
de l’administration culturelle d’un monument royal à cette
époque. Nous irons ensuite 1,5 km. plus au nord pour
découvrir les temples solaires d’ABOU-GHORAB. Celui
de Niouserrê est le mieux conservé. Des fragments du « Benben »,
l’obélisque trapu symbole sacré du dieu Ra, gisent au pied
de la plate-forme tronconique du monument sur laquelle il
était primitivement dressé. Devant cette plate-forme se
dresse un gigantesque autel en albâtre sur lequel étaient
sacrifiés des animaux. Des rigoles dans le dallage
acheminaient le sang des animaux dans des bassins en pierre.
Ouserkaf (enterré à Saqqara) disposait à Abu-Ghorab de son
propre temple solaire. La stèle dite la « Pierre de
Palerme » rapporte que ce roi sacrifiait chaque jour
deux bœufs et deux oies sur l’autel de cet édifice cultuel.
Dîner dans un restaurant de Giza et nuit à l'hôtel à Giza.
Jour 6 :
Seconde journée complète à SAQQARA.
Nous débuterons notre visite par la pyramide du roi Téti,
premier souverain de la VIe dynastie, vers 2300
avant J.-C. La superstructure ressemble à un monticule de
sable mais les infrastructures conservent une magnifique
chambre sépulcrale accessible par une descenderie. Les
parois de la salle du sarcophage sont envahies de
hiéroglyphes sculptés en creux et peints en bleu, qui sont
les « Textes des Pyramides », ensemble de formules
sacerdotales destinées à aider le cheminement du roi
vers l’au-delà. Visite ensuite de
deux tombeaux privés du début de la VIe dynastie.
Le plus ancien est le mastaba de Kagemni, vizir sous
Téti, qui construit son tombeau juste en face de la
pyramide de son souverain. Dans la salle aux piliers, on
découvre des danseuses défiant les lois de l’équilibre et
une féerie d’insectes et de batraciens qui animent un
environnement nilotique omniprésent. Le second tombeau est
aussi celui d’un vizir : le mastaba de Mérérouka et
de son épouse (une fille du roi Téti). A droite de la porte
d’entrée on découvre une représentation rare, celle des
trois saisons (Akhet, Péret, Shemou) sous les traits
de deux femmes et d’un homme tenant un cartouche figurant
quatre fois un croissant de lune, symbole du mois. Dans la
première chambre s’égayent des échassiers dont un flamand
rose, parfaitement reconnaissable. Dans la seconde salle
apparaissent des orfèvres qui pèsent le métal avant de le
fondre et le marteler. Dans la chambre principale se dresse
une statue grandeur nature de Mérérouka tenant dans sa main
un rouleau qui représente l’acte de propriété éternelle de
son monument funéraire. Des scènes comme ce hérisson porté
dans une cage ou un gavage risqué d’hyènes parent d’insolite
cet énorme tombeau qui compte une trentaine de pièces. Nous
empruntrons ensuite l’ancien dromos du Sérapeum. En chemin
nous obliquerons légèrement au sud pour découvrir le
mastaba familial d’Akhethotep et Ptahhotep. Le
premier était « vizir » et « inspecteur
des prêtres des pyramides » de trois souverains de la Ve
dynastie. Le second, qui est son fils, porte les
mêmes titres mais était aussi « prêtre de Maât ». La
décoration inachevée du couloir dans l’axe de l’entrée
permet de mieux appréhender les méthodes suivies par les
sculpteurs. Dans une pièce construite pour Ptahotep figurent
des scènes insolites comme celle d’un lion mordant le mufle
d’un bovin qui d’effroi lâche le contenu de ses entrailles
ou celle d’un hérisson sortant de son terrier pour saisir
une sauterelle. Sur les pas de Mariette nous
continuerons ensuite vers le SERAPEUM. Le Sérapéum
est un ensemble de catacombes destinées à abriter les
dépouilles de taureaux sacrés. De part et d’autre d’une
grande galerie souterraine s’ouvrent de grandes alcôves
qui accueillent des sarcophages monumentaux destinés à ces
bêtes taurines. Ces taureaux vivaient dans un enclos près du
temple de Ptah à Memphis et étaient l’incarnation de cette
divinité. Ces catacombes ont fonctionné de la XVIIIe
dynastie au règne d’Alexandre le Grand. Un peu à l’écard de
la nécropole de Saqqara, nous découvrirons l’un des plus
beaux tombeaux privés d’Egypte : le mastaba de Ti.
Ce personnage qui vécut au milieu de la Ve
dynastie parmi ses nombreux titres porte ceux « d’Ami
unique du roi » et de « directeur des coiffeurs du
Palais ». Les parois de la chambre principale
fourmillent de détails et révèlent une scène instructive, celle
de l’organisation des chantiers de constructions navales
illustrée des différents corps de métiers impliqués, du
bucheron au charpentier. Une fente dans le mur sud (serdab)
permet d’entrevoir une réplique de la statue de substitut du
défunt.
Déjeuner dans la palmeraie de Saqqara (restaurant Palm Club
ou équivalent).
Dans l’après-midi nous découvrirons les NECROPOLES DU
NOUVEL EMPIRE de Saqqara. A partir du règne de
Toutankhamon, la résidence royale fut déplacée de Thèbes à
Memphis jusqu’à ce que Ramsès II transfère le centre
politique de l’Egypte dans le delta oriental. Pendant cette
période, nombre de hauts fonctionnaires de l’état égyptien
se font inhumer à Saqqara. Nous nous dirigerons tout d’abord
vers une nécropole secondaire de cette période : la
falaise du Bubasteion. En ce lieu, plusieurs hypogées
ont été creusés dont celui du vizir Aper-el. Au sud de la
chaussée de Ounas, se trouve la nécropole principale du
Nouvel Empire qui s’étend sur un vaste quadrilataire de
600 m. x 300 m. Nous verrons au moins deux tombeaux, la
tombe de Horemheb, alors général en chef des troupes,
futur roi d’Egypte, et la tombe de Maya, « secrétaire
du Trésor » sous Toutankhamon et Horemheb. Ces demeures
d’éternité sont composées d’un tombeau souterrain et d’une
chapelle en surface décorée de bas-reliefs d’une exécution
et d’une beauté exceptionnelles.
Nous terminerons la journée par une visite des tombeaux
perses (en option). Ces tombes sont souterraines,
accessibles par un puits de 25 m. et appartiennent à de
hauts fonctionnaires de la XXVIIe dynastie
inhumés au sud-est de la pyramide d’Ounas.
Dîner dans un restaurant de Giza et nuit à l'hôtel à Giza.
Jour 7 :
En matinée nous partirons pour SAQQARA-SUD. Nous
longerons un canal non loin de la route d’accès vers la
pyramide à degrés puis obliquerons au sud dans le désert
pour découvrir un ensemble de sites peu fréquentés implantés
entre Saqqara et Dashour. Vous choisirez d’y aller à cheval
ou à pieds, selon votre convenance. Ces sites pour la
plupart ont été fouillés par l’archéologue suisse Gustave
Jéquier dans les années 1920-30. Le premier de ces monuments
est le Mastaba Faraoun. Ce curieux édifice est un
tombeau royal de la IVe dynastie. Il présente une
superstructure en forme de sarcophage géant au sommet
cintré. Il est attribué au roi Shepseskaf, dernier roi de la
IVe dynastie. Si le Mastaba Faraoun est le plus
insolite de Saqqara sud, le monument le plus spectaculaire
est sans conteste la pyramide du roi Pépi II. Le
complexe funéraire, outre la grande pyramide,
comprend une petite pyramide satellite. A l’est se dresse le
temple funéraire relié à un second temple plus bas dans la
vallée. Au delà de l’enceinte de la pyramide s’élèvent au
nord et au sud trois pyramides de reines dont nous avons les
patronymes : Oudjebten, Neith et Apouit. Le complexe de Pepi
II est l’un des mieux préservé de l’Ancien Empire. Les
bas-reliefs du temple haut notamment sont très bien
conservés et complètent parfaitement ceux mis au jour par
Borchardt à Abou-Sir. Saqqara sud abrite également la
pyramide d’Ibi. Cette petite pyramide, comme celle de
Pépi II, dispose de textes sur les parois de la chambre
funéraire. Elle daterait de la VIIIe dynastie,
l’une des plus obscures des listes manéthonienne. Le dernier
monument que nous verrons à Saqqara sud est la pyramide
du roi Khendjer, un monarque de la XIIIe
dynastie.
Déjeuner dans un restaurant de Giza.
Après-midi libre.
Dîner dans un restaurant de Giza et nuit à l'hôtel à Giza.
Jour 8 :
En matinée nous partirons pour la NECROPOLE DE DAHSHOUR.
Cet étonnant site archéologique, loin des circuits
touristiques traditionnels, se situe à 40 km. au sud du
Caire. Les monuments les plus spectaculaires sont les
deux pyramides en pierre du roi Snéfrou fondateur
de la IVe dynastie. L’une est de forme
triangulaire et parfaitement géométrique comme celles de
Giza et l’autre, plus curieuse, à double-pente ou
« rhomboïdale ». Cette dernière dispose encore de son
parement suivant une technique bien particulière de lits
déversés vers l’intérieur du monument. Autre particularité,
elle présente deux entrées distinctes au nord (orientation
classique) et à l’ouest (inédit). A l’est de ces pyramides
en pierre, vous apercevrez les ruines de deux pyramides en
brique qui sont les tombeaux de deux grands pharaons du
Moyen-Empire : Sésostris III et Aménemhat III. En compagnie
d’un inspecteur du service des antiquités nous aurons le
privilège de découvrir ensuite une zone fermée au public
conservant les vestiges du village des ouvriers de
ces pyramides et le temple haut de la pyramide
rhomboidale qui conserve une haute stèle sur laquelle
est gravé le nom d’Horus du roi Snéfrou.
Déjeuner sur le site de Dashour.
Dans l’après-midi, découverte des mystérieuses pyramides
de MAZGOUNA situées immédiatement au sud de Dashour et
accessibles par ce même site.
Encore plus au sud nous nous rendrons aux pyramides de
LISHT qui sont plus récentes puisqu’elles remontent
au Moyen Empire (vers 2100 - 1800 avant J.-C.). Deux
pyramides ont été construites à Lisht, entourées par
quelques grandes tombes privées. Au nord, la pyramide d’Aménemhat
Ier présente la particularité d’avoir
réutiliser quelques blocs décorés provenant de monuments
funéraires de l’Ancien Empire. A l’angle sud-ouest de la
pyramide d’Amenemhat Ier, une mission américaine
a découvert en 1915 un puits menant à la tombe intacte d’une
princesse nommée Senebtisi. Au sud, la pyramide de
Sésostris Ier apparait plus ruinée, et il
reste peu de chose du magnifique temple funéraire dont les
éléments architecturaux ont été en grande partie démontés
(notamment les piliers osiriaques flanquant un vestibule,
remontés au Musée du Caire). Des fouilles au nord-est du
temple funéraire de Sésostris Ier ont aussi
révélé une cachette abritant dix statues intactes du
souverain représenté assis réalisées dans un beau calcaire
blanc.
Dîner dans un restaurant de Giza et nuit à l'hôtel à Giza.
Jour 9 :
Départ pour le FAYOUM.
Le FAYOUM est une grande et fabuleuse « oasis »
installée au fond d’une large dépression alimentée par un
réseau de canaux antiques partant du Nil : le Bahr Youssouf.
Au Moyen-Empire, d’importants aménagements agricoles sont
réalisés dans cette région (digues, canaux) qui devient un
lieu de mémoire pour les rois de la XIIe
dynastie. Ces souverains édifient de puissants monuments
dans le Fayoum et déposent des statues à leur effigie (dont
des exemplaires en bronze grandeur nature, comme ceux de la
collection George Ortiz) dans les temples
dédiés à une divinité saurienne nommée Sobek. Ce dieu
crocodile intervient dans tous les cultes de la région
jusqu’à l’époque gréco-romaine. Dieu suprême du Fayoum,
Sobek est à la fois dieu solaire et créateur (Sobek-Rê),
dieu de la fertilité et dieu protecteur de tous les dangers.
A la fin de la XIIe dynastie, une reine, Sebek-neferourê,
incorpore le patronyme de ce dieu dans la composition de son
nom, tout comme plusieurs rois des XIIIe et XIVe
dynasties. A l’époque ptolémaïque, de grandes cités y sont
construites.
Visite de la ville antique de KARANIS (Kôm Oushîm)
d’époque gréco-romaine et de son Musée des Antiquités
(s’il est ouvert). Située à
l’extrémité orientale du lac Qarun, la ville de Karanis
préserve des pans entiers de son architecture dont ses
temples. Fondée initialement par Ptolémée II pour y loger
des troupes, la cité prospère et devient la capitale du
Fayoum. Fouillée par l’Université du Michigan à partir de
1924, elle conserve de nombreux vestiges architecturaux.
Nous arpenterons les ruines de la cité antique et
découvrirons ses deux temples dédiés au dieu crocodile Sobek
(sous les noms de Pnéphérôs et Petesoukhos).
Vous visiterez les norias de Médinet el-Fayyoum (ex-Crocodilopolis),
roues à aube en bois rythmant le Bahr Youssef. Les premières
norias du Fayoum ont été construites au IIIe
siècle pour les besoins de l’irrigation. Ensuite, vous
découvrirez l’obélisque d’ABGIG, érigé par le pharaon
Sésostris Ier. Il s’agit d’un des plus anciens
obélisques d’Egypte, haut de 13 m., qui a la particularité
d’avoir un sommet arrondi, lui conférant l’allure d’une
gigantesque stèle, modèle unique en son genre.
Déjeuner au restaurant des norias, en centre-ville de
Medinet el Fayyoum, capitale du Fayoum.
Dans l’après-midi nous visiterons le temple de DIONYSIAS
(Qasr Qarun), d’époque ptolémaïque, situé
à l’extrémité occidentale du lac Qarun. A l’origine au bord
du lac et distant aujourd’hui de 4 km. de ses rives, ce
temple en pierre de plan rectangulaire comporte un
sanctuaire tripartite et un étonnant dédale de salles
s’étageant sur plusieurs niveaux (torche recommandée !). Sur
le toit vous découvrirez une magnifique représentation du
dieu Sobek à corps d’homme et à tête de crocodile et une vue
imprenable sur la cité antique.
Dîner et nuit à l’Auberge du Lac ou hôtel équivalent sur les bords du lac Qarûn.
Jour 10 :
En matinée, découverte des vestiges du temple de BIAHMOU
à 7 km. au nord de Médinet el-Fayoum. Fondé par
Aménemhat III, cet édifice ne conserve plus que ce les
Egyptiens nomment Korset el-Faraoun (« le trône de
pharaon ») c’est-à-dire les assises de deux statues
colossales du roi distantes de 50 m. l’une de l’autre, à
l’origine hautes de 18 m., et qui constituaient le point
d’orgue d’un monument à la gloire du souverain.
Vous visiterez ensuite
les pyramides de plusieurs rois du
Moyen Empire enterrés au cœur
du Fayoum et d’une ville antique,
contemporaine de la XIIe dynastie. Découverte
tout d’abord de la pyramide de HAWWÂRA, monument
funéraire du roi Aménemhat III. Il s’agit de la seconde
pyramide construite par ce roi après celle de Daschour, près
de celle de son père le roi Sésostris III. Il semble que la
pyramide de Hawwâra soit le lieu de sépulture du roi. Le
parement calcaire du monument ayant disparu, seul subsiste
le noyau de briques. L’entrée se faisait à la base de la
pyramide sur la face sud, non loin de l’angle sud-ouest. Au
sud, face à la pyramide, s’étendent les décombres du temple
funéraire long de 300 m. sur 240 m. de large composé de
cours et de chambres couvertes dédiées selon Strabon aux
provinces du royaume. Cet ensemble a été surnommé le
“labyrinthe” par les Grecs à cause du très grand nombre de
pièces. A proximité, nous verrons une double-statue de
crocodile et un très beau torse du roi.
A environ 2 km. au sud-est de la pyramide de Amenemhat III,
s’élevait la pyramide de NEFEROUPTAH, fille de
Aménemhat III. La chambre funéraire, inviolée, fut
découverte en 1956 par Nagib Farag et Zaki Iskander. Ils
trouvèrent des vases en argent au nom de Néferouptah dans la
chambre funéraire et des parures en or dans le sarcophage
dont un collier-ousekh décoré aux extrémités d’une
tête de faucon (Musée du Caire).
Déjeuner à Medinet el-Fayoum, capitale du Fayoum.
Nous nous dirigerons dans l’après-midi vers la pyramide d’ILAHOUN
abritant la dernière demeure du roi Sésostris II. Le
monument s’appuie sur une butte rocheuse et était à
l’origine recouverte de blocs de calcaire fins aujourd’hui
disparus, laissant apparaître le noyau en briques. Afin de
dérouter les voleurs, l’entrée ne se trouve plus sur l’une
des faces de la pyramide au nord (accès orienté sur les
étoiles circumpolaires) comme auparavant, mais au sud.
L’accès se faisait en outre via un puits profond situé assez
loin au sud de la pyramide aboutissant à une galerie menant
après maints détours à une salle entièrement en granit.
Cette astuce n’a pas empêché la violation du caveau mais
parmi les débris Petrie retrouva l’uraeus en or et
lapis-lazuli qui ornait la couronne du roi (objet conservé
au musée du Caire). Devant la face est de la pyramide
s’étend une rangée de huit mastabas taillés en réserve dans
le roc et qui appartiennent à la famille de Sésostris II.
C’est dans la chambre funéraire de l’un d’entre-eux (mastaba
n°4 en partant de l’Est) que les archéologues G. Brunton et
F. Petrie découvrirent en 1913 le trésor de la princesse Sit-Hathor-Yunet,
dont le trousseau révéla une couronne et des pectorals en or
ainsi que des colliers composés de têtes de léopards ou de
cauris en or. La plupart de ces trésors est conservée au
Metropolitan Museum de New-York, l’un des principaux
sponsors de la British School of Archaeology. Nous
découvrirons ensuite la ville antique de KAHOUN
située à environ 1 km. à l’est de la pyramide d’Ilahoun
(elle jouxte d’ailleurs le temple bas de la pyramide du
roi). Construite sur ordre de Sésostris II, ce rare
témoignage urbain d’une cité du Moyen-Empire portait le nom
de « Hepet-Senousret » (Kahoun est le nom donné par
Pétrie lors des fouille qu’il dirigea sur le site). Après
avoir parcouru les vestiges de cette cité, possibilité de
visiter une nécropole de crocodiles située à
proximité immédiate du site (en option).
Dîner et nuit à l’Auberge du Lac ou hôtel équivalent sur les bords du lac Qarûn.
Jour 11 :
Visite de la nécropole MEIDOUM qui date de l’Ancien
Empire. Le monument le plus spectaculaire est la pyramide
du roi Snéfrou (premier roi de la IVe
dynastie), sans doute la plus ancienne des quatre pyramides
attribuées au pharaon. Elle se présente comme une tour à
trois gradins inégaux, haute de 92 m., émergeant d’une butte
de décombres. La chambre funéraire est accessible par une
descenderie située sur la face nord. Près de la pyramide se
dresse un mastaba monumental en briques crues d’un prince «
anonyme ». Ce mastaba anonyme est accessible par un
tunnel de pillards antique qui permet d’accéder à la chambre
funéraire entièrement appareillée en gros blocs de calcaire.
Au nord de la pyramide s’élève une série de grands mastabas
en briques crues fouillés par Auguste Mariette en 1871 puis
par Flinders Petrie en 1892. Celui que vous visiterez est
celui d’un seigneur local du nom de Nefermaât. Le mastaba
de Nefermaât, sans doute un fils de Snéfrou, est
entièrement construit en briques crues et est doté d’une
façade à redans recouverte de stuc. La chapelle sud
destinée à Nefermaât est précédée d’une cour et comprenait
des bas-reliefs en calcaire incrustés de pâte de verre
coloré mettant en scène une chasse aux renards du désert. La
chapelle nord, construite pour son épouse Itjdet, abritait
une peinture sur stuc qu’on appelle « les oies de Meïdoum »
(Musée du Caire). Encore plus au nord se situe le mastaba du
prince Rahotep et de son épouse Nofret, sans doute un autre
fils de Snéfrou, qui a livré un groupe statuaire en calcaire
peint d’une qualité exceptionnelle (Musée du Caire).
Déjeuner en cours de route.
Nous nous dirigerons ensuite vers la pyramide de SEILA.
Longtemps anonyme, cette pyramide a pu être
attribuée au roi Snéfrou suite aux fouilles d’une équipe
égyptienne qui mit au jour deux hautes stèles portant le nom
d’Horus du roi Snéfrou. Il s’agit donc après Meidoum et les
deux pyramides de Dashour d’une quatrième pyramide attribuée
à ce roi. Si l’on additionne ces quatre monuments, le volume
de pierre est supérieur à la pyramide de Khéops, faisant de
Snéfrou le plus grand constructeur de l’Ancien-Empire. La
multiplication de ces monuments pour un seul souverain
soulève la question de leur fonction individuelle. La
théorie ancienne d’essais architecturaux successifs
infructueux vers une forme parfaite de tombeau nous semble
en effet insuffisante.
Dîner et nuit à l’Auberge du Lac ou hôtel équivalent sur les bords du lac Qarûn.
Jour 12 :
Excursion « désert » extraordinaire aux environs du Fayoum
en véhicules 4x4.
Aventure et découvertes au rendez-vous !
Découverte de la grande dépression du WADI RAYAN
située à 43 m. sous le niveau de la mer dans le
désert à l’ouest du Fayoum. Deux lacs occupent le fond de ce
grand canyon. L’un des lacs se déverse dans le second et
forme les Shellalât, les seules chutes d’eau
d’Egypte. Bain de pieds possible aux Shellalât. Vous vous
rendrez ensuite dans la « VALLEE DES BALEINES »,
réserve naturelle située au milieu des sables à environ
40 km. au sud-ouest du lac Qarun. Ce site unique au monde
fut découvert en 1905 par le géologue Beadnell qui la
baptisa « Zeuglodon valley » (ancien nom de la baleine
primitive Basilosaure). Vous découvrirez le
fond d’un ancien océan (Téthys) dont les eaux se sont
retirées à la fin de l’Eocène, il y a environ 40 millions
d’années, laissant derrière elle des millions de fossiles
dont des squelettes entiers de basilosaures (parfois
longs de 20 m.), ancêtres dinosauriens des baleines. Une
randonnée pédestre permettra de découvrir ces fossiles mais
aussi d’autres espèces (tortues, requins) ainsi que de
majestueuses mangroves pétrifiées qui signalent une ancienne
ligne de rivage.
Déjeuner pique-nique dans la Vallée des Baleines.
Dans l’après-midi découverte de l’inaccessible site de
MEDINET MADI et de son temple encore en grande partie
prisonnier des sables malgré les efforts de la mission
italienne (entre deux fouilles le désert ré-engloutit en
grande partie le temple !). Cette situation lui confère une
dimension toute romantique qui vous permettra de ne jamais
oublier ce temple fantomatique. Au détour d’une dune vous
découvrirez d’étonnantes statues de lions surgissant des
sables fins qui signalent l’édifice religieux. Fondé par un
pharaon du Moyen-Empire, Aménemhat III (XIIe
dynastie, vers 1840-1800 avant J.-C.), la première divinité
adorée dans ce temple est le dieu crocodile Sobek. Les
textes rapportent aussi qu’une statue de Sésostris III avait
été consacrée dans ce temple par son fils. La déesse des
moissons et des greniers Renenoutet dont le nom signifie
« le serpent nourricier », était également vénéré dans ce
lieu. Le petit temple du Moyen Empire construit en calcaire
ne conserve plus que son sanctuaire tripartite qui forme
aujourd’hui l’arrière du temple car l’édifice a été
réaménagé et agrandi ensuite par les Ptolémée qui
assimilèrent Renenoutet à la déesse Isis.
Dîner et nuit à l’Auberge du Lac ou hôtel équivalent sur les bords du lac Qarûn.
Jour 13 :
Seconde équipée désertique, cette fois au nord du Fayoum,
toujours en véhicules 4x4.
Nos guides bédouins mettront le cap au nord du lac Qarun,
vaste zone désertique et sauvage, où se trouvent les
mines de basalte du GEBEL QATRANI. Ces mines
utilisées dès le Néolithique ont été exploitées plus
intensivement à l’Ancien Empire puisque chaque pharaon y
venait quérir un basalte de grande qualité pour réaliser
notamment les dallages des temples funéraires. Continuation
vers l’étonnante Forêt pétrifiée du Gebel Qatrani.
Vous déambulerez à travers une surprenante forêt de
pierre, vieille de 30 millions d’années, composée
d’alignements irréguliers de troncs d’arbres pétrifiés
parfois long de 30 m. C’est dans cette région que vivait le
plus ancien primate africain connu l’Aegyptopithecus
(fossile daté de -29 millions d’années). Vous redescendrez
ensuite du Gebel Qatrani pour découvrir un petit temple
pharaonique construit en grand blocs calcaire comme pour les
édifices religieux de l’Ancien-Empire, le temple de QASR
EL-SAGHA.
Installé sur un éperon rocheux en surplomb de l’ancienne
rive du lac Moeris située aujourd’hui 10 km plus au sud, cet
édifice inachevé et sans décoration comprend une cour et
sept chambres alignées les unes à côté des autres. Les
archéologues allemands le placent au Moyen Empire suite à la
découverte de céramique de cette époque autour du temple.
Déjeuner pique-nique dans le désert.
Huit kilomètres plus au sud de Qasr el-Sagha vous
découvrirez la Cité de DIMEH enfermée dans ses hautes
murailles élevées à l’époque ptolémaïque. Son nom grec
« Soknopaiou Nesos » signifie « l’île du dieu crocodile
Sobek ». Ce dieu, ainsi que la déesse Isis, y recevaient un
culte. Dans les ruines du temple, vous pourrez observer
d’amusantes astuces architecturales, comme l’illusion créée
par un stuc imitant la pierre à la surface des murs de
briques. Nous contemplerons les derniers rayons rougeâtres
du soleil à son coucher se refléter sur les murs de la cité
fantôme, en plein milieu du désert.
Coucher du soleil dans le désert. Retour à l’hôtel au
crépuscule.
Dîner et nuit à l’hôtel Auberge du Lac ou hôtel équivalent.
Jour 14 :
Transfert à l’aéroport du Caire et retour à Paris par
vol régulier.
Comment s'inscrire ?
Téléchargez le bon d'inscription
Ce circuit inclut :
- Un aller-retour sur vol régulier Paris-Le Caire et Le
Caire-Paris.
- Les transferts aéroport/hôtel/aéroport en minibus privé.
- Une assurance assistance rapatriement valable pour toute
la durée du voyage.
- Les nuits en hôtel 5 étoiles à Giza (8 nuits, Mena House
sous réserve de conditions) et 4 étoiles
dans le Fayoum (5 nuits, Auberge du Lac sous réserve de
conditions). Base chambre double. La chambre individuelle
est accessible avec un supplément de +210 euros. En cas
de force majeure (par ex. fermeture inopinée d'un hôtel),
nous vous proposerions un autre hôtel (Hotel Mercure Cairo
Le Sphinx à Giza, et Panorama Shaqshouq au Fayoum).
- Les petits-déjeuners, déjeuners et dîners des jours 2 à
13, qui seront pris à l’hôtel, dans une variété restaurants
ou sous forme de panier-repas sur les sites.
- Les transports en minibus avec air conditionné catégorie
luxe pendant tout le circuit et en 4x4 haut de gamme (Toyota
Land Cruiser ou équivalent) pour les deux journées
d’excursion désertique au Fayoum.
- Une escorte de police pour le Fayoum.
- L’accompagnement de Luc Watrin, spécialiste de la
destination. En cas de force majeure, Luc Watrin serait
remplacé.
- Les visites du programme et les droits d’entrée aux sites
(y compris la visite de l’intérieur d’une des trois
pyramides de Gizeh). Si, pour des raisons extérieures à
notre volonté (ce qui n’est jamais arrivé dans le passé),
l'un des sites au programme ne pouvait pas être visité, nous
vous proposerions en compensation la visite d'un autre
site. Nous ne pourrons être tenus responsables de tout
empêchement extérieur à notre volonté.
- Conférences sur site organisées par M. Luc Watrin.
- Un guide local ou un délégué du Service des Antiquités
pour les visites dans la région du Caire (Gizeh/Saqqara/Abu-Sir/Abu-Roash/Dashour).
- La fourniture de plans/fiches culturelles sur les
principaux sites visités.
- Les autorisations administratives pour certains sites de
la région du Caire (Abou-Sir, Abou-Roash, Saqqara-nord :
tombes Ière et IIe dynasties) et ceux
du Fayoum ainsi que la permission d’effectuer une excursion
au Wadi-Rayyân et aux Shellalât et dans la Vallée des
baleines.
- Les frais de visa.
Le prix du voyage ne comprend pas :
- Les boissons.
- Les dépenses personnelles.
- Les assurances bagages et annulation.
- Les visites en
option.
- Les pourboires usuels en Egypte sur les sites et dans les
restaurants (prévoir 50 euros par personne à remettre à
votre guide le premier jour).
- Les pourboires aux répondants locaux et au chauffeur.
Options :
Chambre souterraine de Khéops et chambre de la reine : 15
euros.
Musée de la barque de Khéops à Giza : 10 euros.
Intérieur de la pyramide d’Ounas à Saqqara : 10 euros
Infrastructures de la pyramide du roi Djéser à Saqqara : 15
euros
Tombeaux perses de Saqqara : 10 euros.
Son et lumière de Giza : 20 euros.
Nécropole de crocodiles d’Ilahoun : 5 euros.
Voyagiste : Prestataires locaux
Base voyage : 10 (minimum) à 25 personnes (maximum).
Dates: 14 mars – 27 mars 2012
Coût : 2195 euros.
Parrainage : GREPAL
NOTA BENE :
La réalisation de ce circuit pourra être annulée si le
nombre d’inscriptions est insuffisant. Votre acompte vous
serait alors intégralement remboursé.
Votre inscription n’est effective que si elle est
accompagnée du chèque d’acompte. Les réservations étant
réglées à l'avance auprès de nos prestataires, à partir de
votre inscription, vous êtes redevable de la totalité du
paiement. En cas d’annulation, veuillez prendre contact avec
l’assureur auprès duquel vous avez souscrit une assurance
annulation (non incluse dans le prix du voyage), le cas
échéant.
Conception technique et culturelle du voyage : M. Luc Watrin
(Egyptologue/Chercheur associé au CNRS – UMR 7041, Directeur
du GREPAL). Tél. 01 47 50 46 88.
10 rue de la Côte d’Argent 92410 Ville d’Avray.
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